Le pari de Pascal 3


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J’ai la parfaite conviction, que même si Dieu existe, il ne pourrait être comme le décrive les religions. Mathématiquement, on a montré que croire à un Dieu, était plus logique que de ne pas croire en lui ? Comment cela est-il arrivé ? Ceux qui défendent cette idée se basent sur cette démonstration :

Premièrement, prenons le cas d’une personne croyant à un Dieu. Une fois morte, cette personne va se trouver devant deux situations :

  • – Soit Dieu existe, et dans ce cas elle a gagné donc elle a plus un (+1).
  • – Soit Dieu n’existe pas, et dans ce cas elle n’a rien perdu donc elle a zéro (0).

L’ensemble des deux résultats nous donne plus un (+1). Par conséquent, cette personne est gagnante et ce dans les deux cas. Il vaut, donc, mieux croire à un Dieu.

Deuxièmement, prenons le cas d’une personne non croyant à un Dieu. Une fois morte, cette personne va aussi se trouver devant deux situations :

  • – Soit Dieu existe, et dans ce cas elle est perdante. On lui attribue, donc moins un (-1).
  • – Soit Dieu n’existe pas, et dans ce cas elle n’a rien gagné. Elle a droit à un zéro (0).

L’ensemble des deux résultats nous donne moins un (-1). Dans le premier cas la personne est perdante. Par conséquent, elle prend un risque de 50% de perdre.

Suite à ses résultats, il vaut mieux croire en un Dieu.

Avouons-le que cette logique est très forte. J’ai, même, été très croyant à cette logique sans sentir le moindre doute se glisser en moi quant à l’existante de Dieu. J’ai trouvé le salut absolu en croyant en lui. D’ailleurs, je suis sûr que parmi vous, il y en a ceux qui trouvent en cette logique une grande victoire.

Cependant, le problème est beaucoup plus complexe. Ça va au-delà d’une simple opération mathématique et ne retient pas seulement le fait de croire ou de ne pas croire à un Dieu. D’ailleurs, si l’affaire s’arrêtait à ce stade il n’y aurait aucune raison que les athées déclarent la guerre intellectuelle contre les religions. Essayons, alors, de chercher beaucoup plus loin et de voir autrement.

Tout d’abord, pour croire en un Dieu il faut choisir entre plusieurs dieux. Ainsi on peut croire au Dieu chrétien, au Dieu juif, au Dieu hindou, etc. Ensuite, on peut soit croire à un Dieu depuis la naissance, c’est à dire suivre celui des parents soit croire à un Dieu qu’on a choisi durant sa vie. A présent, poursuivant notre démonstration, en se basant sur des méthodes mathématiques.

Premièrement, supposons qu’il existe 5 sortes, seulement, de croyances à une divinité existante. On aura, alors, une chance sur cinq de tomber sur le « bon » Dieu. Ce qui nous laisse la probabilité de quatre sur cinq d’être au même degré qu’un athée. On peut déjà constater que le risque est beaucoup plus important pour le croyant que pour l’athée. Ainsi, en matière de risque, l’athée prend le moindre risque que celui qui croit en Dieu.

Deuxièmement, il ne suffit pas de croire ou de choisir le « bon » Dieu existant, il faut aussi en croire à son prophète et à son livre sacré et pour cela il faut tomber sur la « bonne » secte. Comme nous le savons, chaque religion se divise en plusieurs sectes qui, chacune interprète à sa manière les propos divins. On supposera, alors, que chaque religion se divise en cinq grandes sectes. Sans oublier de mentionner que, d’un côté, il y en a beaucoup plus que cinq et que, d’un autre côté, chaque secte affirme que les autres sont fausses. Ce qui augmente le risque de se tromper parce qu’il faut, en plus de la religion, choisir la « bonne » secte.

En joignant la première et la seconde supposition. On aura, ainsi, 1 chance sur 25 de tomber sur la bonne. Continuons de supposer qu’on a eu une grande chance de tomber sur la bonne. Désormais, le chemin ne s’arrête pas là parce que le vrai croyant c’est le « bon » pratiquant et s’il ne pratique pas il sera presque au même degré que celui qui ne croit à rien, et même pire parce que dans ce cas il n’est ni non croyant ni infidèle mais un hypocrite, et toutes les religions condamnent ce dernier . Il sera, même le plus châtié par Dieu parce qu’il sait ce qui est juste tout en ne l’accomplissant pas. Il sera, ainsi doublement châtié que celui qui ne connaît pas ou celui qui n’a pas cherché. Pratiquer, ce n’est pas facile, non plus, il faut sacrifier sa vie qui n’est, pour un croyant, qu’un simple passage vers la vie éternelle. Le croyant qui a une chance sur 25 d’être sur le bon chemin doit en plus sacrifier sa vie pour Dieu à travers les prières, les obligations, etc. et même pouvoir être capable de mourir pour Dieu et devenir un martyre. Que sera la réaction de ce dernier, si, une fois, mort ne trouve pas le Dieu en qui il a cru durant toute sa vie ? Comment ose-t-on dire qu’il n’a rien perdu ? Pourtant, il a perdu toute sa vie,. Au contraire, il est perdant à 100% et non pas comme l’athée, s’il trouve Dieu il va perdre, seulement, 50%. Franchement, pour être un bon calculateur il faut procéder autrement. Reprenons, alors, notre démonstration en introduisant la variable « Vie ».

Prenons le cas de celui qui tombe aussi bien sur la « bonne » religion que sur la « bonne » secte et qu’il soit un vrai pratiquant :

  • – Si Dieu existe : il a perdu sa vie donc il a moins un (-1) et gagné après la mort donc il a plus un (+1). Le tout donne zéro (0).
  • – Si Dieu n’existe pas : il a perdu sa vie donc il a moins un (-1) et n’a rien gagné après la mort donc il a zéro (0). Le tout donne moins un (-1).

L’ensemble des deux résultats donne moins un (-1) et ce dans les meilleur des cas.

A présent, prenons la situation d’un athée :

  • – Si Dieu existe : il a gagné sa vie donc il a plus un (+1) et après la mort son cas ne sera pas pire qu’un mauvais croyant ou qu’un non pratiquant ni d’ailleurs de celui qui n’est pas tombé sur le bon Dieu, donc la note ne sera pas catastrophique même si on lui donne moins un (-1). Le tout donne zéro (0).
  • – Si dieu n’existe pas : il a gagné sa vie donc il a plus un (+1) et après la mort, il n’a rien perdu au moins il a bien vécu sa vie donc on lui donne zéro (0). Le tout donne plus un (+1).

L’ensemble des deux résultats donne plus un (+1).

A partir de cette démonstration, l’athée sort vainqueur. Ce qui est beaucoup plus logique parce qu’il faut ajouter à cette opération mathématique plusieurs autres variables et pour n’en citer que la plus importante. Il s’agit, bien évidemment de cette vie réelle qu’il faut vivre bien avant toute autre chose. Cette fois, l’athée est vainqueur, bien avant même le bon croyant qui a sacrifié sa vie pour un Dieu. De plus l’athée a bien vécu sa vie ; il a connu une vie libre et il a profité de tous ses plaisirs. Il a, ainsi, compté sur lui-même et non pas sur un Dieu.

Pour finir, il n’y a pas de Dieu démocrate qui nous donne notre liberté, ne serait ce que la liberté de croire ou de ne pas croire en lui, sans trop nous alourdir des prières et des obligations contre la nature humaine et des lois contre toute logique, comme s’il ne connaissait rien sur la nature humaine. Il manque vraiment de connaissance et de civilisation. Il ne sait que nous infliger des châtiments barbares tel que l’idée de l’enfer. Même, s’il existe un Dieu digne d’être un Dieu qui me donne une totale liberté de ne pas croire en lui. Eh ! Bien je suis près à ne pas croire en lui.

nb : si un président dit : « vous êtes libres de me choisir comme président, vous êtes libres de m’aimer et de croire en moi ou de ne pas croire, mais celui qui ne vote pas pour moi ou qui ne m’aime pas sera mis en prison et sera torturé » Et bien dis-moi, ce prédisent a t-il donné vraiment la liberté à son peuple ou pas ? Si c’est oui, comment ? Et bien compare cela à votre dieu ?

Par : Labidi Karim Mohamed

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